mardi 27 mai 2014



Benjamin (Tête-de-Hareng) par Benjamin Le Vrai


Je ne sais pas du tout comment commencer ce message. Mais je sais aussi que j'ai envie de l'écrire. Et bien. Du coup je n'arrête pas d'effacer les mots à peine tapés tellement ils ne sont pas à la hauteur de ce que j'ai vécu à Pau la semaine dernière.
Et comme j'en ai marre de "chichiter", je me lance en vrac et en brut (parce que là-bas c'était comme ça après tout) :

- un café avec vue sur le tarmac et puis un jus de tomate avec vue sur la France
- accueillie comme une princesse (des bulots) par Cécile Chartre
- (qui est comme ses bouquins, c'est dire combien elle vaut le coup)
- (le pied quand même d'avoir l'ornitho à mes côtés !)
- et puis par toute l'équipe des bibliothécaires de l'agglomération de Pau (hello Vélo-Dégonflé-Girl !)
- un burger béarnais face aux Pyrénées
- et des lettres de lecteurs dégustées dans un lit avec ma fidèle tablette choco-orange
- des rencontres avec des dizaines et des dizaines d'enfants
- des réalisations plastiques à couper le souffle et la voix autour du Préau mais aussi des autres livres sélectionnés
- aucune photo à cause de mon téléphone pourri
- le trac de parler avec un micro (un deux un deux... hum oui bonjour, je suis touchée/ravie, mais j'ai perdu l'habitude de parler, je vais m'embrouiller M'EMBROUILLER)
- le stress de répondre à côté
- les larmes et les rires jamais très loin
- des enfants aux questions intéressantes, pertinentes, déstabilisantes
- aux regards qui confirment ma voie
- aux remarques qui touchent en plein coeur ou qui laissent muette (comment mais comment BIEN répondre à ça ?)
- des instit' impliqués, UNE instit' que j'entends encore ici à Paris
- mon carnet que je remplis le soir au calme pour garder au maximum tous ces échanges
- un mail qui m'apprend que c'est Monsieur Kipu qui obtient le prix Tam Tam, une pointe de déception et hop pas le temps de m'apitoyer (mais quand même on se prend au jeu !)
- un comédien, David de la compagnie Toutdroitjusqu'auMatin, qui amène Tête-de-Hareng si haut si loin, un texte (le mien) que je redécouvre avec joie et émotion (même que je me dis wouah ce texte est beau ! attention à la grosse tête qui se pointe, je note)
- des larmes que je ne peux retenir (mais quelle éponge mollasse...)
- un prix LE PRIX GRAINES DE LECTEURS DE PAU 2014, un bon de 600 euros dans une agence de voyage, la cerise sur la montagne !
- le retour en avion avec l'envie d'écrire LÀ TOUT DE SUITE MAINTENANT
- le rer, un accident de voyageur qui stoppe le trafic, et un titre qui arrive La vérité selon Clin Tiswoud
- les lettres que je relis avec mon infusion nuit calme

MERCI À TOUS POUR CES DEUX JOURS QUI EN VALENT 100
MERCI À VOUS LES LECTEURS POUR ME DONNER CES AILES


badge remis en personne par Maëlig

jeudi 15 mai 2014

lundi 12 mai 2014


Retour sur le salon de Villefranche-de-Rouergue



le vrai préau de l'école de Compolibat !


J'y allais avec les z'héros.
Une journée de rencontre et d'échange dans 3 écoles du coin, une journée qui rend mon métier plus complet :
- premier café en me disant que j'ai intérêt d'assurer, l'inquiétude de décevoir, la peur de dire n'importe quoi (la plupart du temps, je bosse seule chez moi, j'ai perdu l'habitude de parler clair-et-cohérent)
- à chaque fois des échanges riches, intenses et émouvants autour de ce bouquin
Dis, t'as des amis maintenant ?
- à chaque fois un travail créatif de fond organisé par les instituteurs
par exemple, cette île en papier mâché sur laquelle chaque élève a écrit son endroit, en secret ou plus visible, où il se sent bien, lui à 100 %, quelle si belle idée...
- dernier café en espérant avoir été à la hauteur, moi en tout cas je suis pleine encore de cette journée
Le préau des z'héros n'a pas obtenu le prix des Écoliers mais je vous jure JE VOUS JURE (je n'ai aucune preuve, il faut me croire sur parole) (parole parole parole... que tu es belle...  parole paro... HA OUAIS ?!) que ces z'héros ont touché.

M E R C I À V O U S T O U S

Et puis c'était en bonus : des trajets en voiture au milieu de paysages verts et beaux (oh non on est déjà arrivé?!), des organisatrices enthousiastes, des rires (partagés en plus, oui quelle chance) sous la pluie (dés que je descends vers le sud j'ai tendance à me dire OUI SOLEIL SOLEIL en pensant pastis, sans jamais rien retenir de mes expériences précédentes) chez Top Chef sous des porches dans des rues désertes face l'Aveyron devant des dernières bières, cette maison d'hôte siiii calme si pleine de chaaaarme, cette répétition générale d'une petite compagnie de théâtre dans une crêperie (hommage à ma collègue-carpe Mayana), la librairie La folle avoine avec ses bouquins partout partout (j'ai le mot qui double en ce moment) qui pousse ses clients à se contorsionner avec plaisir dans tous les sens, une bière-bd (et pas n'importe laquelle de bd : celle d'Éléonore Zuber qui fait pleurer et rire EN MÊME TEMPS) en terrasse avec LE rayon de soleil qu'il ne fallait pas louper (dommage Mayana), le long trajet en train qui permet de lire lire et encore lire en buvant plein de cafés.

En gros tous ces petits plaisirs qui font que c'est une sacrée chance d'être invitée à bouger loin de chez soi.

Bon, maintenant, faut que je jette un oeil sur le dossier AGESSA à remplir. C'est pas tout d'écrire, dessiner, rencontrer, faut assumer maintenant.